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grand fan de johnny fait des expos

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Léon Smet, né le 3 mai 1908 à Schaerbeek et mort le 8 novembre 1989 à Bruxelles, est un comédiendanseurchanteur et réalisateur belge.

Il épouse en première noces Nelly Debeaumont en 1929, en seconde noces Jacqueline Harpet en 1938, puis Huguette Eugénie Clerc en 1944.

De cette dernière union, naît Jean-Philippe Smet qui ne porte pas tout de suite le nom de son père, mais celui de sa mère. Séparé depuis quelques mois, à la demande de la mère, le couple se reforme le temps d'un contrat de mariage, le 7 septembre 1944 ; date à laquelle l'enfant prend officiellement le nom de Smet. Huit mois après la naissance de son fils, il quitte sa femme qui doit alors reprendre une activité professionnelle. Celle-ci confie alors son fils à sa belle-sœur Hélène Mar.

Comédiendanseur et chanteur, Léon Smet apprend le chant et l'art dramatique au conservatoire de Bruxelles. Ancien danseur dans la troupe de ballet du théâtre de la Monnaie à Bruxelles, il mène ensuite une carrière d'artiste de cabaret en Belgique puis en France, sous le pseudonyme de Jean Michel. Pendant l'entre-deux-guerres, il acquiert une certaine réputation dans le milieu artistique belge. En 1935, il ouvre à Bruxelles le cabaret Le Trou vert. Il est également proche des surréalistes belges. En 1937 il est l'acteur principal de Monsieur Fantômas, un court-métrage surréaliste réalisé par Ernst Moerman.

Au début de l'occupation allemande, Léon Smet, qui vit en France, connait des moments difficiles du fait de la fermeture des cabarets où il se produisait. Son beau-frère Jacob Mar travaille alors à Radio-Paris - une station contrôlée par les Allemands - une collaboration pour laquelle il sera condamné après la guerre. Il aide en 1943 Léon Smet à obtenir le poste de responsable des programmes de Fernsehsender Paris, la chaîne de télévision allemande destinée aux troupes dans les hôpitaux, dont les studios sont situés dans la capitale, rue Cognacq-Jay.

Début 1944, Léon Smet quitte subitement le foyer, abandonnant sa compagne et son fils alors âgé de moins d'un an. Il revient quelques mois plus tard, le temps d'épouser Huguette Clerc et de reconnaître Jean-Philippe comme son fils, avant de repartir définitivement. Selon Eddy Przybylski, l'un des biographes de Johnny Hallyday, il est possible que le père du chanteur ait souhaité s'éloigner de Paris après la libération, de peur d'être inquiété en raison de son travail à Fernsehsender Paris. Comme l'ensemble du personnel de cette station, il ne fait cependant l'objet d'aucune poursuite pour collaboration après-guerre.

De retour à Bruxelles, il ouvre une école réputée d'art dramatique. Serge Reggiani, ancien élève de son père, confie plus tard à Johnny que plusieurs de ses camarades, comme lui-même, n'hésitaient pas à faire le voyage depuis Paris pour suivre son cours. En 1952, il monte un spectacle de masques et de marionnettes pour enfants avec José Géal, le futur Toone VII du Théâtre royal de Toone, et entame une tournée dans les homes pour enfants de la côte belge. Plus tard, Léon Smet devient réalisateur à la télévision belge. Mais, alcoolique et instable, il finit par perdre son emploi et sombre ensuite dans la pauvreté, jusqu'à devenir semi-clochard.

En 1980, Léon Smet déclarera considérer n'avoir jamais été un « collabo » et avoir même hébergé des Résistants chez lui, selon les propos rapportés par l'un des biographes de Johnny, Eddy Przybylski.

Coiffeuse et manucure de formation, Huguette Clerc travaillera comme mannequin. Remariée, elle aura deux autres garçons et vivra à Marseille.

 

 

Eglise Sainte-Trinité à Paris où Jean-Philippe Smet a été Baptisé.

Peu après, Léon Smet part définitivement. Huguette Clerc reprend après la naissance de Jean-Philippe une activité professionnelle, devenant mannequin de cabine pour des couturiers Son métier lui laissant peu de temps, elle confie son enfant à sa belle-sœur Hélène Mar. Cette dernière devient pour l'enfant une figure maternelle de substitution, aidée de ses filles Desta et Menen (cette dernière étant devenue la marraine de Jean-Philippe lors de son baptême en 1944).

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